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Lettre d'actualités sur l'économie de l'eau

Mars - Avril 2026

Sommaire

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Sources :

Analyse économique et décision

[Webinaire] Modèle économique de la Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT) : quelques cas d’application (en partenariat avec le CEREMA) Replay du 31 mars 2026

La mesure 18 du Plan Eau vise à accélérer le déploiement de la réutilisation des eaux usées traitées (REUT) en littoral en accompagnant 40 collectivités dans leurs études d’opportunités et de faisabilité et en animant une dynamique de partage d’expériences autour de la REUT. Dans ce cadre, une série de webinaires s’adresse à l’ensemble des collectivités, y compris hors littoral, pour échanger sur les problématiques rencontrées dans leurs projets et s’inspirer des retours d’expérience de projets en cours ou déjà en service.      Ce webinaire (en partenariat avec le CEREMA) porte sur le modèle économique de la REUT qui suscite beaucoup de questions pour les collectivités : comment chiffrer une solution REUT ? Quels sont les bénéfices ou coûts évités ? Qui assure le portage des coûts ?

Vous couvez Consulter le replay

www.banquedesterritoires.fr
image Modèle économique de la Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT) : quelques cas d’application (en partenariat avec le CEREMA) Replay du 31 mars 2026

[Article de revue] Gestion de l'eau: les collectivités reprennent la main sur "le bien le plus précieux"

"L'eau n'est pas une marchandise, c'est le bien commun le plus précieux": comme le président de la métropole de Lyon, Bruno Bernard, de plus en plus de collectivités décident d'un retour en gestion directe de l'eau.

Les craintes croissantes sur la pérennité de la ressource et les enjeux de qualité de l'eau ont renforcé un désir de gérer en direct, né dès les années 1990, après des malversations dans certains marchés de l'eau.

La décision de la ville de Paris, première grande métropole à "remunicipaliser" l'eau, a marqué un tournant en 2009. Et cette tendance ne semble pas ou peu contestée, lors de ces élections municipales, d'autant que de plus en plus de collectivités sont aux prises avec des phénomènes de sécheresse hydrique ou à l'inverse d'inondations, ou des pollutions émergentes.

Signe de la tendance: près de 48% de la population française vivait dans des collectivités où l'eau était gérée en régie publique en 2023 contre seulement 31% en 1998, selon l'observatoire national des services d'eau et d'assainissement (Sispea).

www.sciencesetavenir.fr
image Gestion de l'eau: les collectivités reprennent la main sur

[Rapport] Taille, part, prévisions du marché du recyclage et de la réutilisation de l’eau, 2034

La taille du marché mondial du recyclage et de la réutilisation de l’eau était évaluée à 20,78 milliards USD en 2025. Le marché devrait passer de 23,35 milliards USD en 2026 à 59,22 milliards USD d’ici 2034, avec un TCAC de 12,34 % au cours de la période de prévision.

www.fortunebusinessinsights.com
image Taille, part, prévisions du marché du recyclage et de la réutilisation de l’eau, 2034

Dépenses pour l’eau et les milieux aquatiques

[Article] Des investissements pour préserver l'avenir de l'eau potable dans l'agglomération de Mulhouse

Un peu plus de 40 millions d'euros sont prévus dans le schéma directeur de l'eau de la collectivité pour garantir l'approvisionnement des secteurs les plus fragiles.

www.lesechos.fr
[Actualité] Investir durablement dans l’eau: une ressource indispensable!

Une grande partie de la croissance des centres de données, alimentée par l’IA, se concentre dans des zones déjà confrontées à des risques liés à l’eau. L’accès à l’eau potable reste un défi majeur à l’échelle mondiale, puisque plus de deux milliards de personnes n’ont pas accès à une eau potable gérée de manière sûre1. Parallèlement, la demande en eau augmente tandis que les ressources en eau douce sont affectées par une multitude de facteurs, allant du changement climatique à l’insuffisance des infrastructures hydrauliques. La Commission mondiale sur l’économie de l’eau estimait en 2023 que la demande mondiale en eau douce pourrait dépasser l’offre de 40% d’ici 20302. Ce déséquilibre est encore aggravé par l’expansion rapide de l’IA générative et d’autres systèmes informatiques énergivores, qui nécessitent d’importants volumes d’eau pour leur refroidissement3. À mesure que la capacité des centres de données augmente à l’échelle mondiale, ces technologies risquent d’exercer une pression nouvelle et largement sous-estimée sur des ressources en eau et des infrastructures déjà limitées

www.allnews.ch
image Investir durablement dans l’eau: une ressource indispensable!

[Article de presse] Budgets de l'eau et l'assainissement : "Ça aurait pu passer crème si tout le monde avait transmis ses excédents"

Pour la dernière réunion du conseil avec Delmira Dauvilliers à la tête de la communauté de communes Pithiverais Gâtinais (CCPG), mardi 10 mars, les élus ont fait durer le plaisir puisque cette séance s’est étalée sur cinq heures pour s’achever vers minuit ! Et comme à l’accoutumée, depuis environ un an et demi, le sujet qui a animé les débats était l’eau et l’assainissement. Plusieurs points figuraient à l’ordre du jour sur ce sujet. Tout d’abord, le versement d’une subvention exceptionnelle de 580.371 € du budget principal vers le budget annexe assainissement, en raison d’un déficit de la section d’exploitation en fonctionnement. "On est face à une montagne d’investissements en assainissement" Delmira Dauvilliers, présidente de la CCPG, a résumé le pourquoi de cette situation : "Tous les excédents des communes n’ont pas été versés. 7,7 millions n’ont pas été donnés. Résultat : il y a un manque. Et en échange, on a récupéré les amortissements. Et si cette situation, ce n’était que cette année. Mais cela va encore être le cas l’année d’après, puis l’année d’après, puis celle d’après… Jusqu’à l’extinction des amortissements. Et à côté de ça, les travaux prévus vont alourdir les investissements. Aujourd’hui, on a une vraie problématique qui pourrait être réglée mais ne l’est pas. On se tord les nœuds dans tous les sens. Ça aurait pu passer crème si tout le monde avait transmis ses excédents." Pierre Laroche, vice-président en charge des finances, en a rajouté une couche : "Il faut le savoir, on est face à une montagne d’investissements en assainissement. Le poids des amortissements va donc être exponentiel […]. Et à un moment ou à un autre, le budget eau va aussi arriver dans cette situation."

www.larep.fr
image Budgets de l'eau et l'assainissement :

[Article de presse] Côtes-d’Armor : plus de 4 millions d’euros pour l'eau potable

L’eau potable de 12 communes et d’environ 22 000 habitants du pays de Loudéac (Côtes-d’Armor) est gérée par le syndicat du Lié, basé à Plémet.
Jeudi 12 mars 2026, le budget primitif 2026 a été voté et s’élève à 7,3 millions d’euros, dont 4,8 millions d’euros en section d’investissement.
Dans les investissements, le changement des canalisations d’eau portable, avec de grands travaux annoncés.

actu.fr
image Côtes-d’Armor : plus de 4 millions d’euros pour l'eau potable

[Article de presse] Le Syndicat des eaux d'Ile-de-France accélère ses investissements pour 2034 | Les Echos

Le Syndicat des eaux d'Ile-de-France amorce une transformation majeure de ses infrastructures avec un plan de 2,9 milliards d'euros d'ici à 2034. En 2026, 251 millions d'euros seront investis, notamment pour améliorer la qualité de l'eau.

www.lesechos.fr
[Actualité] Un financement de 35 millions de dollars pour améliorer l’accès à l’eau potable dans les zones rurales de Djibouti

WASHINGTON, 16 mars 2026 – Dans le cadre d’une initiative régionale plus large visant à relever l’un des défis de développement les plus urgents de la Corne de l’Afrique, la Banque mondiale a approuvé un don de 35 millions de dollars en faveur du Gouvernement de Djibouti, afin d’élargir l’accès à des ressources fiables en eau potable pour les communautés rurales du pays.

Le Projet de résilience des eaux souterraines et d’approvisionnement en eau de Djibouti (DJIRESA) marque l’entrée du pays dans le Programme Eaux souterraines pour la résilience de la Corne de l’Afrique, une initiative régionale soutenue par la Banque mondiale d’un montant total de 455 millions de dollars, qui inclut également l’Éthiopie, le Kenya et la Somalie. L’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) assurera la coordination régionale et recevra un financement supplémentaire d’1,5 million de dollars, destiné à renforcer le partage transfrontalier des connaissances et la gestion des données.

www.banquemondiale.org
image Un financement de 35 millions de dollars pour améliorer l’accès à l’eau potable dans les zones rurales de Djibouti

[Actualité] Les gouvernements fédéral et provincial investissent dans l'amélioration d'infrastructures d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées dans l'ouest de Terre‑Neuve

Dix municipalités de l'ouest de Terre-Neuve vont améliorer leurs infrastructures d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées grâce à un investissement conjoint de plus de 35,6 millions de dollars des administrations fédérale, provinciale et municipale.

Cette annonce a été faite à Corner Brook par l'honorable Kody Blois, le député Hal Cormier et la mairesse Linda Chaisson.

Ce financement soutiendra 10 projets liés à l'eau et aux eaux usées, notamment la construction d'un nouveau réservoir d'eau et l'installation de conduites d'adduction à Corner Brook. Cela permettra la construction de nouveaux logements et le développement d'un lotissement résidentiel de 300 unités dans la ville.

www.newswire.ca
[Article] SEEG : 350 milliards de FCFA d’investissement sur 3 ans pour améliorer la desserte en eau

Le 18 mars 2026, Steeve Saurel Legnongo, l’Administrateur Directeur Général de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), a exposé, lors de son passage le plateau de la chaîne d’information en continue Gabon 24, une stratégie de rupture pour améliorer la desserte nationale en eau potable. Entre pragmatisme technique et offensive financière, la direction a abattu ses cartes prévoyant un important plan d’investissement. Selon le diagnostic dressé par l’entreprise sans une intervention immédiate sur les infrastructures actuelles, le pays aurait frôlé la rupture totale d’approvisionnement. Face à ce péril, le directoire de la SEEG a écarté la construction de nouvelles usines, jugées trop coûteuses et chronophages. À la place, les techniciens ont privilégié la réhabilitation de l’existant. Ce choix a ciblé prioritairement la problématique de l’eau trouble. Des conduits vieux de plusieurs décennies, obstrués par des sédiments, ont subi les premiers assauts des équipes de maintenance. À Libreville, cette urgence a déjà pris la forme d’un chantier concret : la restauration de 14 forages a débuté afin de soulager rapidement les grands arrondissements de la capitale. 350 milliards de FCFA d’investissement et renfort stratégique de Suez  Pour soutenir cette ambition, la SEEG a mobilisé des ressources colossales. Un plan d’investissement de 350 milliards de FCFA a été acté pour la période 2026-2028. Dans le détail, la société a alloué 75 milliards à ses besoins propres, dont 25 milliards ont servi d’apport immédiat pour garantir des résultats à moyen terme. Le redressement est passé par une dimension internationale. Le 12 mars 2026, l’entreprise nationale a officialisé le lancement opérationnel de son partenariat avec le groupe français Suez. Le géant de l’eau s’est engagé à injecter 200 millions d’euros soit 131 milliards de FCFA sur les cinq prochaines années.

gabonmediatime.com
image SEEG : 350 milliards de FCFA d’investissement sur 3 ans pour améliorer la desserte en eau

[Actualité] Gestion de la ressource en eau dans les collectivités : solutions

Un investissement encore trop timide face à l'ampleur des besoins
Le Cercle Français de l'Eau évalue le déficit annuel d'investissements à 13 Md€. Dans l'édition 2025 de son observatoire des investissements publics sur l'eau, la Banque des Territoires constate la stabilité de la commande publique. En moyenne, les marchés publics représentent 5,3 Md€ par an et atteignent 7 Md€ en intégrant les DSP (Délégations de Service Public). C'est largement insuffisant vis-à-vis des défis à relever.

Autre enseignement : les investissements des collectivités se concentrent essentiellement (80 %) sur l’eau potable et l’assainissement. Les 20 % restant visent la gestion des eaux pluviales et encore la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations. Un résultat qui montre un modèle économique solide pour l’eau potable et l'assainissement mais qui se cherche encore sur la GEPU et GEMAPI.

www.banquedesterritoires.fr
image Gestion de la ressource en eau dans les collectivités : solutions

Tarification de l’eau

[Actualité] Journée mondiale de l’eau – Prix, qualité et partage de l’eau

L'essentiel à retenir

Prix en hausse : la facture d'eau s'alourdit à cause de la pollution et de réseaux vétustes. La CLCV dénonce des abonnements fixes pouvant atteindre 156 €/an, même sans consommation.
Pollueurs-Payeurs : les ménages paient 75 % des redevances, alors qu'ils ne sont pas les principaux pollueurs. La CLCV exige que les industriels et l'agriculture intensive assument le coût de la dépollution.
Santé et pollution : face aux PFAS et aux pesticides, la CLCV réclame une transparence totale sur la qualité de l'eau du robinet et l'application stricte du principe de précaution.
Priorité sociale : la CLCV demande le passage de la TVA à 5,5 % sur l'assainissement et la mise en place d'une tarification progressive plus juste.

www.clcv.org
image Journée mondiale de l’eau – Prix, qualité et partage de l’eau

[Article de presse] Dans cette petite commune de l'Eure, la taxe d'assainissement va doubler pour financer la rénovation du réseau

C’est une décision qui va se ressentir sur la facture des 300 habitants concernés. Le conseil municipal de Lieurey (Eure) a voté, jeudi 12 mars 2026, la revalorisation de la taxe d’assainissement, qui passera de 0,90 € à 1,90 € par mètre cube consommé. Une augmentation qui représente plus du double du tarif actuel, mais que les élus justifient par l’ampleur des travaux à engager sur les infrastructures communales.

75 euros de plus par an en moyenne
Pour les foyers leucoroyaltains, l’impact sera concret. Sur la base d’une consommation moyenne de 80 mètres cubes par an (la référence retenue par la commune) la hausse représentera environ 75 euros supplémentaires par an sur la facture, soit un surcoût d’environ 6 euros par mois. Une somme que la municipalité assume, en insistant sur le caractère indispensable des investissements à venir. « La taxe n’a pas bougé depuis plusieurs années, explique Patrick Hagron, le nouveau maire de Lieurey. Désormais nous devons l’augmenter pour pouvoir financer une partie de la rénovation du réseau d’assainissement. »

actu.fr
image Dans cette petite commune de l'Eure, la taxe d'assainissement va doubler pour financer la rénovation du réseau

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