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Lettre d'actualités sur l'économie de l'eau

Juillet - Août 2026

Sommaire

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Sources :

Tarification de l’eau

[Article de presse] Une hausse de la facture d’eau de 25 % préconisée pour la débarrasser des pesticides et des Pfas

La facture d’eau moyenne des ménages est de 563 € par an. Il faudrait l’augmenter d’un quart à un tiers pour garantir qu’elle reste potable. Elle atteindrait ainsi environ 620 €. C’est l’une des conclusions d’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF). Ceci viendrait s’ajouter à la hausse du coût d’assainissement déjà annoncée en raison de nouvelles obligations européennes sur le traitement des eaux usées.

www.ouest-france.fr
[Article de presse] Gard. Cinq mois après avoir gagné les élections, ces élus font flamber le montant de la facture d'eau dans cinq communes

Combien cela va-t-il coûter en plus ?
Depuis le 1er août, les tarifs de l’eau ont bien augmenté sur les bords du Rhône. A Villeneuve-lès-Avignon, Pujaut, Sauveterre, Roquemaure ou encore aux Angles, les prix du m3 ont bondi de 20 %.

actu.fr
image Gard. Cinq mois après avoir gagné les élections, ces élus font flamber le montant de la facture d'eau dans cinq communes

[Rapport] Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement - Panorama des services et de leur performance | Office français de la biodiversité

L’Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement, mis en œuvre par l’Office français de la biodiversité avec l’appui des services de l’État, a publié son rapport 2026. Il dresse un panorama de l’organisation des collectivités organisatrices, de leurs performances et de leurs tarifications pour l'année 2024, à partir des données extraites de la base nationale Sispea.

ofb.gouv.fr
image Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement - Panorama des services et de leur performance | Office français de la biodiversité

[Article de presse] Les tarifs de l'eau vont augmenter en Côte-d'Or

Selon l'Observatoire national des services publics d'eau et d'assainissement, le prix moyen d'un m3 d'eau potable en Côte-d'Or était de 2,24 euros TTC en 2025, contre 3,04 euros en Bourgogne-Franche-Comté et 2,56 euros en France. Cette même année, l'assainissement collectif se facturait 2,37 euros TTC/m3, contre 2,56 euros au niveau régional et 2,27 euros au niveau national. « Cela reste peu élevé », juge Catherine Hervieu, députée écologiste de Côte-d'Or. Ces deux prix ont néanmoins progressé irrémédiablement depuis dix-sept ans, car ils étaient alors à 2 euros. Avant de régresser ! L'eau potable est devenue bien meilleure marché en Côte-d'Or en 2025 (2,59 euros en 2024), comme l'assainissement deux ans plus tôt (2,51 euros en 2023).

www.lesechos.fr
[Article de presse] "L'eau va devenir plus chère que le vin" : en Côte-d'Or, la sécheresse contraint Quincy-le-Vicomte à se ravitailler par camion-citerne

L'an passé, la facture des quatre journées de citernage avait atteint 8 400 euros. Et ces rondes avaient débuté seulement le 18 août, bien plus tard dans la saison. Cette fois, le Siaep a obtenu la possibilité de faire intervenir un bénévole aux côtés du conducteur de la citerne, permettant de diviser les coûts par deux. L'eau risque tout de même d'avoir un goût très salé. C'est déjà la quinzième journée de citernage cet été et Gilles Robillard estime la facture finale autour de 25 000 euros à la fin de la saison.

www.franceinfo.fr
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[Vidéo/Film] Sécheresse : pour pousser les habitants à surveiller leur consommation, un maire multiplie le prix de l'eau au robinet par sept

Sensibiliser sur la consommation d'eau ne suffit plus. Alors, pour provoquer un électrochoc chez les 60 habitants du village, le maire s'attaque à leur portefeuille. "On a fait passer le prix de l'eau de 1,10 euro le mètre cube à 8 euros le mètre cube. Pourquoi cette mesure ? Parce qu'on a eu une expérience en 2018 où on avait alerté les habitants une première fois, une deuxième fois et il n'y a eu aucune conséquence sur leur pratique", justifie Hervé Girardot.

www.franceinfo.fr
image Sécheresse : pour pousser les habitants à surveiller leur consommation, un maire multiplie le prix de l'eau au robinet par sept

[Rapport] Dépollution de l’eau potable : stratégies et pistes de financement

Pour faire face aux besoins de financements identifiés, la mission propose en priorité des recettes additionnelles potentielles issues de redevances mettant en œuvre le principe pollueur-payeur et un renforcement de la taxe GEMAPI. Cependant, ces recettes potentielles n’éviteront pas le recours à terme à une hausse du prix moyen de l’eau. Celle-ci doit être accompagnée de mécanismes de solidarité territoriale, de tarification sociale ou saisonnière et de soutien aux ménages les plus vulnérables. Un accroissement de l’endettement des collectivités est incontournable afin de financer les investissements et de lisser cette évolution sur une longue période.

www.igedd.developpement-durable.gouv.fr
image Dépollution de l’eau potable : stratégies et pistes de financement

Dépenses pour l’eau et les milieux aquatiques

[Actualité] La CCPA investit pour une station d'épuration plus performante à Chevinay - Pays de L’Arbresle

Un investissement pour l’avenir
Ce projet représente un investissement de 863 800 €.
Il bénéficie du soutien de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, qui participe à son financement à hauteur de 350 742 €.
Le solde, soit 513 058 €, est financé par la Communauté de Communes du Pays de L’Arbresle.

À travers cet investissement, la CCPA poursuit son engagement en faveur de la protection des ressources en eau et de la préservation de l’environnement sur le territoire.

www.paysdelarbresle.fr
image La CCPA investit pour une station d'épuration plus performante à Chevinay - Pays de L’Arbresle

[Article] Le Pays basque investit des millions d’euros pour améliorer la qualité de ses eaux qui fait polémique : voici comment

Dans un communiqué, la collectivité annonce consacrer plus de 40 millions d’euros par an à l’amélioration des infrastructures. Sont concernés les réseaux d’assainissement et la création de bassins de stockage des eaux pluviales. On retrouve aussi la mise en séparatif des réseaux et enfin, l’augmentation des capacités de traitement des stations d’épuration.

actu.fr
image Le Pays basque investit des millions d’euros pour améliorer la qualité de ses eaux qui fait polémique : voici comment

[Article] Maria Salvetti : « S’endetter sur 30 ans pour nos infrastructures d’eau, cela a du sens »

En France, renouveler le réseau d’eau nécessiterait une hausse du prix de l’eau potable de 3,5 % à 6 % par an pour les usagers ces prochaines années(1). Pourquoi ? La première raison est liée à la nécessité d’entretenir le patrimoine, qui est composé principalement de tuyaux. Pour avoir un service d’eau et d’assainissement qui soit fiable, durable et de qualité, il faut effectivement renouveler notre réseau, qui est vieillissant. En effet, les premières vagues d’investissements massifs pour l’eau potable datent de l’après-guerre. Renouveler ce patrimoine coûte cher. La pollution de l’eau aussi a un coût… L’eau brute, qui est prélevée dans les milieux naturels, subit de plus en plus de pollutions.  La dépolluer pour la rendre potable est donc de plus en plus coûteux. À cela s’ajoutent de nouvelles normes européennes : certaines stations vont devoir traiter les micropolluants, issus majoritairement des produits cosmétiques et pharmaceutiques, d’ici à 2045. Mais pour l’instant, sous la pression de ces industriels qui devaient financer la majeure partie de cette dépollution, le Parlement européen a voté la suspension de cette mesure, dans l'attente d'une nouvelle étude d'impact.

www.labanquepostale.com
image Maria Salvetti : « S’endetter sur 30 ans pour nos infrastructures d’eau, cela a du sens »

[Article] La crise de l'eau est aussi une crise d'investissement.

Demander aux Français d'économiser l'eau est indispensable. Mais cela ne suffira pas si, dans le même temps, les investissements dans les infrastructures continuent d'être reportés. Chaque année, près d'un litre d'eau potable sur cinq n'atteint jamais le robinet. Cette eau a pourtant déjà été captée, traitée, pompée et transportée. Pour fournir la même quantité d'eau potable aux usagers, il faut donc prélever davantage d'eau dans le milieu naturel que ce qui serait nécessaire avec des réseaux plus performants. Ce paradoxe a un visage. Depuis début juillet, huit camions-citernes livrent chaque jour 396 mètres cubes d'eau potable aux habitants de Laguiole et Thérondels, dans le Carladez aveyronnais. C'est la quatrième fois en cinq étés que la communauté de communes doit activer ce plan d'urgence, et jamais aussi tôt dans la saison. Au 13 juillet, 97 départements étaient concernés par des restrictions d'eau, dont 41 comptaient au moins une zone en état de crise. Les épisodes de sécheresse sont de plus en plus fréquents. Nos infrastructures, elles, continuent de vieillir.

www.linkedin.com
image La crise de l'eau est aussi une crise d'investissement.

[Article] Le gouvernement révisera-t-il les mécanismes de péréquation et de financement de la politique de l’eau ?

Dans ce cadre, les agences de l’eau constituent le principal levier de soutien financier. Leurs interventions tiennent compte des spécificités de chaque bassin hydrographique, des pressions exercées sur la ressource et des profils d’usagers, ce qui peut expliquer certaines différences dans les modalités d’aide. Cette approche permet d’adapter les financements aux enjeux locaux, tout en orientant prioritairement les soutiens vers les territoires les plus fragiles. Les aides sont conditionnées à des projets s’inscrivant dans une gestion durable, encourageant notamment la mutualisation à l’échelle intercommunale et l’optimisation des services. Le gouvernement a renforcé ces moyens dans le cadre du plan Eau lancé en 2023, qui mobilise chaque année plus de 180 millions d’euros supplémentaires via les agences de l’eau. Ce plan a permis d’identifier des territoires particulièrement exposés aux pertes en réseau ou aux tensions d’approvisionnement, dont une part importante bénéficie déjà d’un accompagnement.

www.lagazettedescommunes.com
[Article de presse] Décontaminer l’eau potable des résidus de pesticides et des PFAS pourrait coûter jusqu’à 5,7 milliards d’euros par an, selon un rapport

La dépollution de l’eau potable des micropolluants (résidus de pesticides, polluants éternels) pourrait occasionner un surcoût annuel compris entre 1,3 milliard et 5,7 milliards d’euros, selon un rapport rendu par une mission d’inspection interministérielle, mis en ligne le jeudi 30 juillet. Quatre agences gouvernementales avaient été chargées en septembre 2025 de produire « des scénarios plausibles de déploiement de la dépollution et de proposer des solutions de financement associées » face aux polluants émergents. Leur caractère persistant et leur accumulation dans l’environnement « laissent craindre une hausse des non-conformités de l’eau potable dans les années à venir ». Le rapport, élaboré à partir de travaux de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd), l’inspection générale des affaires sociales (IGAS), l’inspection générale des finances (IGF) et le conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), a été finalisé en mai 2026 et rendu public à la fin de juillet, sans communication du gouvernement à ce stade.

www.lemonde.fr
[Actualité] Accord BEI-Acea : 450 millions d'euros pour les infrastructures hydriques dans le Latium

La Banque européenne d'investissement (BEI) a annoncé lundi avoir approuvé un programme de financement de 450 millions d'euros en faveur d'Acea Spa, destiné à la modernisation et au renforcement des infrastructures hydriques dans la région du Latium. La première tranche, d'un montant de 200 millions d'euros, permettra de lancer le programme d'investissement prévu par le groupe pour la période 2027-2030. Le plan vise à améliorer les services d'approvisionnement, de traitement et de distribution de l'eau, ainsi que la gestion des eaux usées dans les zones desservies par Acea dans le Latium.

www.zonebourse.com
[Publication] Eau et déchets – Fonds-publics.fr

Les subventions pour la gestion de l’eau et des déchets permettent aux entreprises d’obtenir jusqu’à 80% de financement pour leurs projets environnementaux. Ces aides financières soutiennent :

L’optimisation du traitement des eaux usées
La modernisation des installations de recyclage
L’innovation dans la valorisation des déchets
La réduction de l’impact environnemental
Les fonds publics sont accessibles via les agences de l’eau, l’ADEME et les collectivités territoriales.

www.fonds-publics.fr
image Eau et déchets – Fonds-publics.fr

[Actualité] Acea recevra 450 millions d'euros de la BEI pour rénover les réseaux d'eau potable et d'assainissement du Latium.

La première tranche de financement de 200 millions d'euros de la Banque européenne d'investissement a été signée. Ces fonds soutiendront le programme 2027-2030 d'ACEA relatif aux aqueducs, au traitement des eaux usées et à la réduction des pertes d'eau. La Banque européenne d'investissement (Bei) a approuvé un financement total de 450 millions d'euros destinés à Acea pour soutenir la plan de modernisation infrastructures hydrauliques du LatiumLa première tranche, d'une valeur de 200 millions d'euros, a été signée lundi 27 juillet à Rome et permettra de réaliser les investissements prévus entre 2027 et 2030.

www.firstonline.info
[Actualité] Ouverture du volet maturation de projets d’investissements matériels portant sur des infrastructures hydrauliques agricoles d’irrigation 2026 - Chambre d'agriculture de la Creuse

Le changement climatique aggrave les tensions sur la ressource en eau en modifiant le cycle de l’eau (diminution des pluies en été, précipitations plus intenses en hiver, sécheresse plus précoce, plus longues et intense) et en augmentant les besoins en eau des cultures du fait des hausses de températures. 

Ces évolutions menacent la pérennité des exploitations agricoles et la souveraineté alimentaire, rendant indispensable une gestion résiliente et sobre de l’eau.

Doté d’une enveloppe nationale de 60 millions d’euros, ce dispositif vise à accompagner la modernisation, la sécurisation et le développement de nouvelles infrastructures hydrauliques agricoles. Ce dispositif s’inscrit dans la continuité du Varenne agricole de l’eau et du Plan eau, et vise à renforcer la résilience des exploitations face aux effets du changement climatique et à garantir la souveraineté alimentaire, tout en assurant la préservation de la ressource en eau.

creuse.chambres-agriculture.fr
[Article] Les aides publiques environnementales en France en 2023

Les aides publiques en faveur de l’environnement font partie des instruments économiques des politiques environnementales. Elles visent à soutenir financièrement des activités et des actions dont l’objectif premier est la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles. En 2023, les aides publiques environnementales directes, correspondant à la partie des subventions et des transferts courants ou en capital dédiée à ces objectifs, s’établissent à 6,3 milliards d’euros pour la protection de l’environnement et 8,8 milliards d’euros pour la gestion des ressources naturelles. Au total, elles représentent 15,2 milliards d’euros, soit 15 % des dépenses environnementales de l’économie française et 4,7 % des aides versées par les administrations au sens de la comptabilité nationale, hors prestations sociales.

www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
image Les aides publiques environnementales en France en 2023

[Article de revue] Le montant des AquaPrêts atteint désormais 6 milliards d’euros - La Revue EIN

Le Gouvernement et la Banque des territoires portent l’enveloppe d’AquaPrêts, octroyés en appui du Plan Eau, de 4 milliards à 6 milliards d’euros d’ici 2028.
Face à la multiplication des épisodes de canicule et de sécheresse – l’année 2026 est déjà à marquer d’une pierre blanche dans ces domaines – et alors que le projet de loi d’urgence agricole vient d’être voté dans un contexte de vifs débats sur les volets eau et pesticides, le Gouvernement et la Banque des territoires renforcent leur mobilisation sur la question de l’eau en annonçant porter l'enveloppe d’AquaPrêts de 4 milliards à 6 milliards d’euros d’ici 2028. À cette enveloppe s’ajoutent 15 millions d’euros supplémentaires d’ingénierie afin d’accompagner les collectivités dans l’émergence, la structuration et le financement de leurs projets liés à l’eau.

www.revue-ein.com
image Le montant des AquaPrêts atteint désormais 6 milliards d’euros - La Revue EIN

Valeurs de l’environnement

[Article scientifique] Gestion de la demande en eau et politique environnementale : analyse critique des instruments économiques de régulation

Dans un contexte marqué par l’intensification du stress hydrique, la gestion de la demande en eau occupe une place croissante dans les politiques publiques. Cet article examine la portée des instruments économiques de la politique environnementale pour corriger les externalités associées à la surexploitation de la ressource et améliorer son allocation entre usages concurrents. La démarche retenue est qualitative et repose sur une revue analytique de la littérature en économie de l’environnement et en économie de l’eau. L’analyse confronte les fondements pigouvien et coasien, puis étudie la fiscalité environnementale, la tarification et les marchés de droits d’eau. Elle montre que ces mécanismes peuvent réduire les prélèvements, révéler le coût d’opportunité de la ressource, encourager l’innovation et favoriser les transferts vers les usages à plus forte valeur. Leur efficacité n’est toutefois ni automatique ni exclusivement technique. Elle dépend de la connaissance des dommages et des coûts d’adaptation, de la définition des droits, des capacités de mesure et de contrôle, de la qualité des institutions ainsi que de l’acceptabilité distributive des réformes. La faible élasticité de certains usages, les coûts de transaction, les risques de concentration des droits et la difficulté de protéger les besoins essentiels limitent également la portée des mécanismes marchands. L’article soutient ainsi que les instruments économiques sont nécessaires à une gestion plus efficiente de la demande, mais qu’ils ne peuvent constituer une réponse suffisante lorsque la raréfaction physique de l’eau devient structurelle. Une politique durable suppose leur articulation avec la réglementation, la protection sociale, l’amélioration de la gouvernance et des mesures de sécurisation de l’offre.

ijref.org
image Gestion de la demande en eau et politique environnementale : analyse critique des instruments économiques de régulation

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